Sunday, January 25, 2015

HYPOCRESIA

Avec méticulosité, Mérée Drante chante, fragment par fragment,  le passage central d'une « Déclaration d'historiens » parue dans Le Monde du 21 février 1979 ; puis, en écho, Robert (votre serviteur) récite chacun de ces fragments *.
En 1979, j'avais 50 ans. Certes, cette année-là, dans Le Monde, journal oblique, des historiens français se sont, comme on le voit, réunis à 34 pour signer une « déclaration » d'une sublime nigauderie professorale : un régal, un nanan, un vrai nougat de pure sottise universitaire ! 
Mais il faut croire que les malheureux ne pouvaient faire mieux. En effet, par la suite, et jusqu'à ce jour même (25 janvier 2015) où je me trouve fêter mon 86e anniversaire, il ne s'est pas trouvé un seul historien, un seul universitaire, un seul spécialiste, un seul profane, en France comme à l'étranger, pour apporter une meilleure réponse à une question que je n'ai cessé de répéter depuis le début des années 1960 : « Pouvez-vous me montrer, dessin technique à l'appui, comment était faite et comment, diable, pouvait techniquement fonctionner cette prodigieuse arme de destruction massive qu'aurait été une "chambre à gaz nazie" à l'acide cyanhydrique ? » 
Certains de ces 34 nigauds sont encore en vie. Se penchent-ils parfois sur leur passé ? Peut-on avoir leur sentiment aujourd'hui sur cette mirifique « déclaration »? Des journalistes pourraient-ils aller leur poser la question ? Sait-on jamais ? A entendre la voix de la Terrible Mérée Drante peut-être pourraient-ils soudain rentrer en eux-mêmes et prendre conscience de leur égarement.
                                                                   25 janvier 2015


* « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n'y a pas,il ne peut y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz », Le Monde, 21 février 1979, p. 23.  

Wednesday, January 21, 2015

Michel Cymès sur RMC (vidéo de 59s) : "Dieudonné est un psychopathe, il faut l'hospitaliser"

A cette pétulance de Michel Cymes je vois un avantage. Le clown paraît si sûr de lui qu'il va peut-être pouvoir enfin répondre à la question que j'ai commencé à poser au début des années 1960 (au Centre de documentation juive contemporaine) et qu'ensuite, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai répétée sous différentes formes mais sans jamais recevoir de réponse : « Pouvez-vous me fournir une expertise médico-légale d'une chambre à gaz nazie ? Une expertise criminelle de la scène du crime et de l'arme du crime ? Une expertise de police technique et de police scientifique ? »
Ou bien, aïe, aïe, dois-je comprendre que nous ne connaissons qu'une seule expertise de ce genre, une expertise qui présente deux inconvénients : 1° ses conclusions sont négatives ; 2° c'est un révisionniste, Faurisson, qui a découvert les conclusions de cette double expertise de René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris (1er décembre 1945). Elle concernait le Struthof.
Serait-il exact qu'en mille affaires judiciaires impliquant l'existence de cette arme prodigieuse pas un tribunal n'aurait ordonné une telle expertise et qu'en fin de compte, tous les tribunaux auraient adopté les principes édictés par le Tribunal militaire de Nuremberg dès 1945 : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves [...]. Il n'exigera pas que soit rapportée le preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis » ?
Aujourd'hui même, le milliardaire Maurice Lévy, président du directoire du groupe Publicis, se fend d'un petit compliment à l'égard des révisionnistes (qu'il appelle « négationnistes »). Il écrit qu'il n'y pas eu d'antisémitisme en France juste après la guerre et jusqu'aux années 1980 mais que, par la suite, cela s'est gâté : « La seconde guerre mondiale et la Shoah débouchèrent sur un consensus social et un tabou. Ce dernier a perduré jusqu'aux années 1980, avant de se fracasser [mon soulignement] sur la diffusion des thèses négationnistes » (« Face à l'antisémitisme, le choix du départ doit rester personnel », Le Monde, 21 janvier 2015, p. 12). 
Le brave homme !       
21 janvier 2015

Tuesday, January 20, 2015

Un procès de plus

Au nom des libertés de pensée, de recherche et d'expression si ardemment défendues en paroles par François Hollande, président de la République, Manuel Valls, premier ministre, Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, nous nous acheminons dans les faits vers une surveillance et une censure de plus en plus sévères et arbitraires dans les domaines de la pensée, de la recherche et de l'expression. 
Dans le rôle des frénétiques de la liberté-en-paroles-et-de-la-trique-en-réalité, viennent de s'illustrer Valls et Taubira. Voyez, de Pierre-Alain Depauw, « Censure du web : la critique d’Israël bientôt interdite par Christiane Taubira et Manuel Valls ? » (19 janvier 2015). Taubira a deux amours : Cayenne et l'Etat juif. Valls ne se cache pas d'avoir, lui aussi, deux amours, lui qui a un jour déclaré : « Par ma femme je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». Oui, sans barguigner, ce professionnel de la laïcité en est ainsi venu à nous parler de l'éternité. L'éternité, c'est long, mais elle ne fait pas peur à notre fendard. Quand il s'agit de cette communauté-là et de cet Etat juif, on ne saurait faire moins.
Aujourd'hui, je me suis vu notifier une poursuite judiciaire de plus. La LICRA de Paris a porté plainte auprès du procureur pour « contestation » en raison de propos que j'aurais tenus en août 2014 sur le site Internet de MetaTV quand j'ai été interrogé, chez Dieudonné, par le souriant et sympathique Patrick d'Hondt (lui aussi poursuivi). Voyez notre entretien dans cette vidéo de 2h 11 minutes et 31 secondes qui s'ouvre sur une chanson de Mérée Drante.
J'ai refusé de répondre aux questions posées et je me suis contenté de faire enregistrer ma formule habituelle en pareille circonstance : « Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique ».
20 janvier 2015

Tuesday, January 13, 2015

A reply to questions from Michael Hoffman

Dear Michael,
I admire the quality of your questions, and thank you for the understanding that you show me. I am going through one of the most difficult periods of my life and, consequently, am unable to respond as I would like. I haven’t the time.
These killings in Paris – with 20 dead in all, amongst whom five Jews – rightly arouse widespread indignation but the Jewish organisations have immediately exploited this indignation for their benefit. They forget that, in large part, it’s been under the pressure of international and French Jewish organisations that France has hastily engaged in all sorts of military expeditions causing so many deaths in the Arab-Muslim world. They forget this country’s responsibility in the creation of the bogus State of Israel – soon afterwards arming it with nuclear weapons – and in the appalling fate of the Palestinian people since at least 1948; the presence of Netanyahu in Paris and his doings there were, in themselves, an affront to an entire part of the Arab-Muslim world. Those Jewish organisations live in anger and war; that being the case, how can they be surprised if their adversaries live in anger and war as well?
Such killings may bring to mind a number of murders committed by Jews who subsequently became “heroes” of Jewish history. On February 25, 1994 Baruch Goldstein, an Israeli army physician armed with an assault rifle, shot dead 24 Muslim worshipers and wounded 125 at the Cave of the Patriarchs in Hebron before being subdued and killed there himself. His nearby tomb is a pilgrimage site for many Jews.
The hysteria we are witnessing now in France, in this month of January 2015, has a precedent: that of May 1990 and the “Carpentras cemetery” affair. It was the exploitation of that event that made it possible to intimidate the French parliament into passing what is called “the Fabius-Gayssot Act” of July 13, 1990, punishing by a term of imprisonment of from one month to one year and a fine of up to 300,000 francs (now 45,000 euros), along with several other sanctions, those who dispute “the existence of crimes against humanity” (that is, essentially, crimes against Jews) as defined and punished in 1945-1946 by a body that the winners of the recent war had dared to name “International Military Tribunal” (three lies in three words) of Nuremberg. This law, totally contrary to the French constitution, came into effect by appearing in the Journal Officiel de la République Française of July 14, 1990, anniversary of the storming of the Bastille. It was thanks to a televised lie of the Socialist president of parliament, Jewish millionaire Laurent Fabius (his announcement to viewers that the corpse of a Jew in the Carpentras cemetery had been taken out of a grave and impaled through the rectum with a parasol pole), that the French had been outraged. The Catholic authorities rang the great bell of Notre-Dame in Paris. The President, Socialist François Mitterrand, led a march through the centre of the capital at the head of crowds of demonstrators. We have now, in 2015, seen the same scenario repeated in the same place, with Fabius in the front rank of “protesting” dignitaries, the Archbishop taking the initiative of ringing the cathedral’s bells, the Socialist President François Hollande marching through the streets.
Moreover, those Jewish organisations affect an attitude of desiring to come to the aid of freedom of opinion and expression but, in reality, what they are demanding is increased repression against “Holocaust denial”. Revisionism has made significant progress in recent years here in France, thanks especially to the Internet. Those groups therefore want censorship of the Internet, of Dieudonné (who has perhaps more than 80 legal proceedings pending against him), of the revisionists and of a number of other unbowed men and women.
For want of time, I shall allow myself just three remarks to finish: 1) the name Charlie-Hebdo has, apparently, nothing to do with Charles de Gaulle; it comes, I believe, from the Peanuts character Charlie Brown; 2) Gayssot is the surname of a former Communist MP and government minister, and the Fabius-Gayssot Act is sometimes called the “Faurisson Law” or “Lex Faurissoniana”; I have lost count of the times I’ve been ordered to pay fines or damages on the grounds of this law; other revisionists have been thrown into prison or, like Vincent Reynouard, a father of nine, will be returning to prison; for my part, I’ve settled for ten physical assaults – of which eight in France – and the actions of the French police, who have carried out numerous searches and seizures, or attempted seizures, at my house, and who have often REFUSED to protect me in the presence of danger; 3) I hope to be able, before long, to send you an English version of my nine-page article (with illustrations) of December 31, 2014 entitled:
In 70 years, no forensic study proving the existence and operation of the “Nazi gas chambers”!
I dedicated it to Professor Ben Zion Dinur (1884-1973), founder of Yad Vashem in 1953, forced to resign in 1959 for having preferred scientific History to Jewish Memory (http://robertfaurisson.blogspot.fr/2009/03/memoire-juive-contre-histoire-ou.html).
I thank you, dear Michael, and congratulate you on the work you have done over so many years, and in such difficult conditions, for the just cause of historical revisionism.                           
                              Robert Faurisson, January 13, 2015

Au révisionniste américain Michael Hoffman sur les tueries de Paris


J’admire la qualité de vos questions et je vous remercie de votre compréhension à mon égard. Je traverse l’une des périodes les plus difficiles de ma vie et, par conséquent, je ne suis pas en mesure de vous répondre comme je le souhaiterais. Je n’en ai pas le temps.

Ces différentes tueries de Paris – vingt morts en tout, dont cinq juifs – soulèvent à juste titre l’indignation générale mais, pour mieux les exploiter, les organisations juives affectent d’oublier que c’est en grande partie sous la pression des organisations juives, mondiales ou françaises, que la France s’est lancée dans toutes sortes d’expéditions militaires qui ont provoqué tant de morts dans le monde arabo-musulman. Elles oublient la responsabilité de la France à la fois dans la création de l’Etat postiche d’Israël, dans l’armement nucléaire de cet Etat, dans le sort atroce fait au peuple palestinien au moins depuis 1948. A elle seule, la présence de Nétanyahou à Paris et l’activité que ce criminel y a déployée ont constitué un affront à l’égard de toute une partie du monde arabo-musulman. Ces organisations juives vivent dans la colère et dans la guerre ; dès lors comment peuvent-elles s’étonner de ce que leurs adversaires vivent, eux aussi, dans la colère et dans la guerre ?

Ces tueries nous en rappellent quantité d’autres commises par des juifs qui, par la suite, sont devenus des « héros » de l’histoire juive. Le 25 février 1994, Baruch Goldstein, médecin de l’armée israélienne, a tué au fusil d’assaut vingt-quatre musulmans en prière au Caveau des Patriarches à Hébron et en a blessé cent-vingt-cinq autres avant d’être, à son tour, tué sur place. Nous ne connaissons pas le nombre des victimes que ce « héros juif » a mutilées à vie. Située dans un village avoisinant, sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage en Israël. 

Quant à l’hystérie dont la France est la proie en ce mois de janvier 2015, elle a eu un antécédent : celle qui, au mois de mai 1990, a été suscitée à l’occasion de l’affaire dite du « Cimetière de Carpentras ». C’est l’exploitation de cette affaire qui a permis d’intimider le Parlement français et de lui faire adopter ce qu’on appelle « la loi Fabius-Gayssot » du 13 juillet 1990 prévoyant d’un mois à un an de prison et jusqu’à 300 000 F d’amende (aujourd’hui, 45 000 euros), sans compter bien d’autres sanctions, contre ceux qui contestent « l’existence des crimes contre l’humanité » (c’est-à-dire essentiellement les crimes contre les juifs) tels que définis et punis en 1945-1946 par une instance que les vainqueurs avaient, à Nuremberg, baptisé « Tribunal militaire international » : trois mensonges en trois mots. Cette loi, totalement contraire à la Constitution française, a été publiée par le Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, soit le jour anniversaire de la prise de la Bastille. C’est grâce à un mensonge télévisé du président socialiste de l’Assemblée nationale, le millionnaire juif Laurent Fabius, annonçant qu’au cimetière de Carpentras le cadavre d’un juif avait été empalé par l’anus au moyen d’un piquet de parasol, que les Français avaient été portés au comble de l’indignation. Les autorités catholiques avaient fait sonner le grand bourdon de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le président de la République, le socialiste François Mitterrand, avait défilé dans le centre de la capitale à la tête de foules de manifestants. On a vu le même scénario se répéter en 2015 avec Fabius au premier rang de dignitaires en train de « protester », avec l’archevêque de Paris prenant l’initiative de faire sonner les cloches de la cathédrale, avec le socialiste François Hollande, président de la République, défilant, à son tour, dans les rues.

En outre, ces organisations juives affectent de se porter au secours de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression mais, en réalité, ce qu’elles exigent, c’est une répression accrue contre « la négation de l’Holocauste ». En France, les progrès du révisionnisme ont été considérables dans ces dernières années, grâce, en particulier, à Internet. Ces groupes veulent donc la censure à la fois d’Internet, de Dieudonné (qui semble pouvoir compter à ce jour plus de quatre-vingts procédures judiciaires contre lui), des révisionnistes et d’autres esprits réfractaires.

Faute de temps, je me permettrai seulement trois remarques pour finir : 1) le titre de Charlie-Hebdo vient, je crois, du nom de Charlie Brown, l’un des personnages de la bande dessinée Peanuts ; 2) Gayssot est le nom d’un ancien député et ministre communiste et la loi Fabius-Gayssot est parfois appelée « loi Faurisson » ou « Lex Faurissoniana » ; je ne saurais plus dire combien de fois j’ai été financièrement condamné sur le fondement de cette loi ; d’autres révisionnistes ont été jetés en prison ou, tel Vincent Reynouard, père de neuf enfants, vont retourner en prison ; pour ma part, je me suis contenté d’avoir eu à subir dix agressions physiques dont huit en France et, en cas de danger immédiat, il arrive que la police française, qui multiplie chez moi perquisitions et confiscations ou tentatives de confiscation, refuse expressément de me protéger des agressions à force ouverte en plein Palais de justice de Paris ; 3) je souhaite pouvoir, dans quelque temps, vous envoyer une version anglaise d’un article de neuf pages (avec illustrations) qui date du 31 décembre 2014 et que j’ai intitulé : 

J’ai écrit ce texte en hommage au professeur Ben Zion Dinur (1884-1973), fondateur de Yad Vashem en 1953 et contraint à la démission en 1959 pour avoir préféré l’Histoire scientifique à la Mémoire juive (http://robertfaurisson.blogspot.fr/2009/03/memoire-juive-contre-histoire-ou.html).


Cher Michael, je vous remercie et vous félicite du travail que vous avez accompli depuis tant de lustres en faveur de la juste cause du révisionnisme historique, et cela dans des conditions si difficiles.
13 janvier 2015

Sunday, January 11, 2015

Gerhard Ittner, un Allemand emprisonné pour ses écrits

Un correspondant allemand m'écrit ceci :

Gerhard Ittner, né le 12 mai 1958, est déjà depuis trois ans en prison en Allemagne à cause de ses propos révisionnistes tenus en 2002 et 2003. Un procès contre lui commençait en novembre 2004, mais en mars 2005 il fuyait l'Allemagne et vivait en exil, notamment en Iran, en Argentine et, à la fin, au Portugal. Là il fut arrêté et extradé vers l'Allemagne en 2012 et mis en prison. Le 15 octobre 2014, à sa sortie de prison, après avoir purgé une peine de 33 mois, il fut à nouveau mis en prison à cause en particulier de ses lettres « anti-constitutionnelles » envers le régime de la RFA, envoyées de sa cellule. Ittner attend maintenant dans la prison de Nuremberg son nouveau procès. Il est notamment accusé d'avoir écrit que la guerre de 2003 contre l'Irak était une action criminelle orchestrée par les Etats-Unis et Israël.

Qu'en pensent tous ces gogos qui nous tympanisent de leur « Je suis Charlie [du verbe "suivre"] » ou de leur « Je suis Charlie [du verbe "être"] » et qui protestent de leur attachement à la liberté de pensée et à la liberté d'expression ?
11 janvier 2014

Wednesday, December 31, 2014

En soixante-dix ans, aucune expertise médico-légale prouvant l’existence et le fonctionnement des "chambres à gaz nazies" !

En hommage au professeur Ben Zion Dinur (1884-1973), fondateur de Yad Vashem en 1953, contraint à la démission en 1959 pour avoir préféré l’Histoire scientifique à la Mémoire juive(http://robertfaurisson.blogspot.fr/2009/03/memoire-juive-contre-histoire-ou.html)

Pour le plus banal assassinat, l’autorité judiciaire ne se contente heureusement jamais des « témoignages » mais elle exige, d’abord et avant tout, une expertise médico-légale ; à cette fin, la police technique examine à la fois la scène du crime et l’arme du crime tandis que, de son côté, la police scientifique soumet à une analyse de laboratoire tout élément physique propre à éclairer l’enquêteur. C’est ultérieurement, au vu de l’expertise médico-légale et de la matérialité des faits établis qu’on pourra, en toute connaissance de cause, s’employer à mesurer la valeur de certains témoignages. Personnellement, depuis plus d’un demi-siècle j’ai voulu savoir comment pouvait bien se présenter cette formidable « arme du crime » qu’aurait été la chambre à gaz nazie ; de cette arme j’attendais une représentation technique et le mode d’emploi. Je notais que dans certains anciens camps de concentration allemands devenus des parcs d’attraction on présentait aux visiteurs une pièce dont on nous affirmait qu’elle était une « chambre à gaz nazie » mais, curieusement, à l’appui d’une telle assertion on ne pouvait fournir la moindre preuve scientifique, la moindre expertise médico-légale. Au tout début des années 1960, à ma première visite du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) de Paris, ma seule question avait été : « Pouvez-vous me montrer la photo d’une chambre à gaz nazie ? ». On en avait été incapable. Idem à l’Holocaust Memorial Museum de Washington en 1994 et en bien d’autres lieux. On dupe le grand public avec des photos comme celle de personnalités politiques américaines « visitant la chambre à gaz de Dachau » mais on ne se hasarde plus à user du même procédé dès lors qu’on a affaire à un chercheur qui connaît son sujet.


Au terme de bien des années de recherches, constituées de visites, de lectures, de rencontres avec des experts – par exemple ceux du Laboratoire central de la Préfecture de Police, rue de Dantzig dans le 15e arrondissement de Paris, ou encore, aux Etats-Unis, dès le début de mon enquête sur les chambres à gaz d’exécution de certains pénitenciers –, j’avais accumulé un nombre considérable d’informations 1) sur les chambres à gaz allemandes de désinfestation au Zyklon B, produit dont la principale composante était l’acide cyanhydrique, 2) sur les chambres à gaz américaines pour l’exécution d’un seul condamné au moyen, également, de l’acide cyanhydrique. En revanche, à la même époque, il me fallait admettre que j’ignorais toujours comment, techniquement, pouvaient être faites et pouvaient fonctionner ces supposées chambres à gaz nazies servant, jour et nuit, à l’extermination, par exemple à Auschwitz, de centaines ou de milliers de victimes en une seule séance. Je ne parvenais à trouver personne, en France ou à l’étranger, pour m’expliquer comment les gazeurs et leurs aides auraient pu manipuler les cadavres sans se contaminer mortellement (l’acide cyanhydrique pénètre la peau et y reste à demeure tandis que, par aération ou ventilation forcée et d’autres moyens encore, il peut être chassé de vêtements, de cheveux coupés, d’objets métalliques ou autres). A lire un texte qu’on nous présentait comme une confession de Rudolf Höss, l’un des trois commandants successifs du camp d’Auschwitz, je restais perplexe et personne n’était capable de m’en expliquer les mystères. Par exemple, comment les membres d’un Sonderkommando ou « équipe spéciale » pouvaient-ils, dès qu’on n’entendait plus crier les victimes et qu’on avait mis en marche un appareil de ventilation, pénétrer « sofort » (tout de suite) dans ce qui aurait été un océan d’acide cyanhydrique, et cela en mangeant et en fumant, c’est-à-dire sans même porter un masque à gaz ? Le Zyklon B était constitué d’acide cyanhydrique sur base poreuse inerte. Inventé vers 1922 et breveté à la fin de l’année 1926, il présentait l’inconvénient d’être explosible à la moindre étincelle et même à l’électricité statique. L’employer, comme on nous le raconte pour la « chambre à gaz » d’Auschwitz-I, à proximité d’un four crématoire en préchauffage, aurait été pure folie. C’est moi qui, en fin de compte, ai découvert les plans du crématoire d’Auschwitz-I et les plans des crématoires II et III ainsi que IV et V de Birkenau. Ils étaient tenus cachés depuis la fin de la guerre. Je les ai trouvés le 19 mars 1976 dans les archives du Musée d’Etat d’Auschwitz. Je l’affirme donc en connaissance de cause : il eût été impossible de faire entrer – comme le prétend le récit de R. Höss à Nuremberg, le 15 avril 1946 – 2000 personnes dans un espace de 210 m2 (où, d’ailleurs, à supposer que cela fût tout de même possible, point n’eût été besoin de gaz pour les tuer car ces personnes seraient mortes simplement asphyxiées du fait d’un rapide épuisement de l’oxygène). Jamais les membres du Sonderkommando n’auraient pu, à grand ahan, accomplir le travail cyclopéen consistant, dans une atmosphère pleine d’acide cyanhydrique, à démêler tant de corps les uns des autres et à les transporter chacun vers un petit ascenseur les amenant, à l’étage supérieur, dans la salle des fours. J’avais appris que, pour l’équipe de désinfesteurs (en anglais « exterminators ») effectuant la simple désinfestation par Zyklon B d’une maison, tout effort physique était rigoureusement proscrit parce que celui-ci aurait accéléré la respiration et empêché le filtre du masque à gaz d’opérer son office. La consigne précisait qu’à la fin de la désinfestation d’un bâtiment, au moment d’ouvrir les fenêtres pour aérer longuement les lieux, il ne fallait pas s’acharner à ouvrir une fenêtre récalcitrante ; pour assurer l’aération, il convenait d’aller ouvrir les autres fenêtres. (A ceux qui prétendent, sans aucune preuve, que les Allemands auraient détruit toutes leurs chambres à gaz, je rétorque : « Dans ce cas, dessinez-moi ce que, d’après vous, ces Allemands auraient détruit ».)

Conclusion stupéfiante de ces recherches : en près de soixante-dix ans, ni le Tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg (1945-1946), ni les autres tribunaux qui, en très grand nombre, ont eu à juger de crimes censément commis par l’usage de chambres à gaz (ou de camions à gaz), n’ont ordonné une seule expertise médico-légale. Mieux : lors du « Procès d’Auschwitz » à Francfort, du 20 décembre 1963 au 20 août 1965, une inspection de certains points du camp d’Auschwitz-Birkenau a eu lieu du 14 au 16 décembre 1964 ; un seul des juges, le juge Hotz, y a participé avec quatre procureurs ; or, il semble bien que les cinq magistrats se soient dispensés de toute inspection circonstanciée des lieux où tant de gazages criminels suivis de tant de crémations auraient eu lieu. Comment cela ? Un gigantesque procès-spectacle a porté, vingt ans après la guerre, sur Auschwitz, capitale du plus grand crime de l’histoire mondiale, et les juges-accusateurs n’auraient pas esquissé le moindre effort pour s’enquérir de la manière dont un tel meurtre de masse avait été d’abord conçu, puis perpétré, et cela pendant des années ? Jamais on n’a été en mesure de me fournir copie d’expertises médico-légales du « crime d’Auschwitz ». On m’a accablé de témoignages, de récits, de confessions, d’ouvrages historiques dont je me suis imposé la lecture la plus scrupuleuse mais pour n’y découvrir en fin de compte que des récits vagues et défiant les lois de la physique ou de la chimie. Une expertise médico-légale, et une seule, eût suffi.

Les crématoires d’Auschwitz ou de Birkenau possédaient tout au plus, ainsi que je l’avais découvert dans des documents cachés depuis 1945, des pièces appelées Leichenhalle ou Leichenkeller (dépositoire ou dépositoire semi-enterré) parfaitement caractéristiques par leurs dimensions et, surtout, par leur système d’aération ou de ventilation. En 1982, j’ai aussi découvert qu’il avait existé une expertise médico-légale de la prétendue chambre à gaz du Struthof (Alsace), que j’avais visitée en 1974 et qui m’était apparue comme une grossière attrape due en partie, comme j’allais l’apprendre, aux travaux après la guerre d’une entreprise de Saint-Michel-sur-Meurthe. Confiée au professeur René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris, l’enquête avait conclu, dès le 1er décembre 1945, à l’absence de toute trace d’acide cyanhydrique que ce fût 1) dans la cheminée d’évacuation de la prétendue chambre à gaz et les produits de grattage ou 2) dans les cadavres de prétendus gazés du Struthof retrouvés à l’hôpital civil de Strasbourg (bocaux X et bocaux Y). Le rapport de R. Fabre a disparu des archives de la Justice militaire française mais nous en savons les conclusions grâce à une pièce du dossier signée de trois médecins ayant participé à l’enquête : les docteurs Simonin, Piedelièvre et Fourcade (« “Shoah par gaz” ou “Shoah par balles” : aucune preuve matérielle ou médico-légale ! »). Ces trois médecins étaient contrariés par le résultat auquel était parvenu R. Fabre mais du moins avaient-ils eu l’honnêteté et le scrupule de produire ce résultat.

Entre-temps, il m’avait fallu attendre 1978-1979 pour que le journal Le Monde publie enfin deux de mes textes où je démontrais que les prétendues chambres à gaz nazies étaient techniquement impossibles. Le 21 février 1979, le même journal publiait une « déclaration » signée de 34 historiens où ces derniers me rétorquaient : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu ». Cette belle ânerie universitaire n’était qu’une échappatoire qui permettait à ses auteurs de se dérober et de refuser toute réponse à mes arguments, lesquels étaient essentiellement d’ordre physique, chimique et architectural mais aussi documentaire et historiographique. Or, depuis cette date, une multitude d’auteurs – historiens, journalistes – ont certes tenté de défendre la thèse de l’existence et du fonctionnement de supposées chambres à gaz nazies mais aucun n’a pu répondre à ma demande, cent fois répétée : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie ! ». Encore récemment, dans un gros ouvrage d’apparence érudite consacré aux prétendus meurtres de masse nazis par gaz-poison, on ne découvre pas une seule représentation d’une chambre à gaz, pas une illustration technique, pas l’ombre d’une réponse concrète à mon défi. Il s’agit de la seconde édition, revue et corrigée, parue en 2012, d’un ouvrage publié pour la première fois en 2011 : Neue Studien zu nationalsozialistischen Massentötungen durch Giftgas / Historische Bedeutung, technische Entwicklung, revisionistische Leugnung, Berlin, Metropol Verlag, XXXIV + 446 pages particulièrement denses. Les principaux auteurs en sont Günter Morsch et Bertrand Perz avec la collaboration d’Astrid Ley. A ces trois noms il convient d’en ajouter une trentaine dont ceux, par exemple, de Brigitte Bailer, Jean-Yves Camus, Barbara Distel, Richard J. Evans et Robert Jan van Pelt. Le titre signifie : « Nouvelles études portant sur les meurtres de masse nationaux-socialistes par gaz-poison / Signification historique, évolution technique, dénégation révisionniste ». Mais comment peut-on concevoir l’étude de l’évolution technique d’une arme létale sans en fournir une seule illustration technique ? Comment peut-on répondre à la « dénégation révisionniste » sans relever son principal défi, lequel revient à dire que l’arme essentielle du prétendu crime est d’évidence tout simplement impossible à concevoir et à représenter quand on sait, par exemple, l’inévitable complication d’une chambre à gaz américaine pour l’exécution d’un seul condamné ? Car, dans un gazage d’exécution, la difficulté n’est pas tant de tuer autrui sans se tuer soi-même que d’aller, après l’exécution, rechercher sur son siège le cadavre hautement cyanuré pour le sortir de la chambre à gaz, et cela sans aucun risque pour personne : une difficulté que, pour leur part, on l’a vu, les Allemands et les membres du Sonderkommando auraient, paraît-il, surmontée des milliers de fois chaque jour. Répétons-le : tuer une foule d’êtres humains dans une pièce avec de l’acide cyanhydrique est dangereux mais non impossible ; pénétrer ensuite, même avec un masque à gaz, dans la pièce où se trouvent une foule de cadavres hautement cyanurés et se livrer alors au démêlement et au transport de ces cadavres dans le cours de quelques heures, pour laisser place à un nouveau gazage de même proportion, relève de l’impossible. On l’aura compris : les gazages de masse en série ne sont qu’une sotte histoire de plus, « a silly story » (comme l’a admis Yehuda Bauer au sujet de ce qui s’est dit à profusion sur « Wannsee ») du genre du « savon juif », des « abat-jour en peau humaine », de l’extermination des détenus juifs à Treblinka à la vapeur d’eau (document officiel de Nuremberg PS-3311), de leur extermination à Auschwitz par l’électricité et dans les hauts fourneaux (la presse soviétique au début de février 1945), ou, près de Belzec, par de la chaux vive (Jan Karski). La liste est interminable des calembredaines à la manière d’Elie Wiesel ou du Père Patrick Desbois sur les « geysers de sang » ou sur la main sortant d’un charnier pour saisir une pelle ou sur l’extermination systématique sous édredons ou coussins (« la Shoah par étouffement » !). Mes écrits ne sont pas ignorés dans ce gros ouvrage puisque mon nom y figure 33 fois (et non 12 fois comme l’index peut le laisser croire). « Monsieur Faurisson, vous hantez mes nuits ! » s’était exclamé en 1981, en plein prétoire à Paris, l’avocat et ami de Robert Badinter, Bernard Jouanneau. Une autre fois, en 1982, le même B. Jouanneau allait éclater en sanglots après avoir soudain pris conscience de ce que les prétendues preuves de l’existence des chambres à gaz nazies qu’il venait d’offrir à la première chambre de la Cour d’appel de Paris (président François Grégoire) « ne valaient pas grand-chose » (ses propres mots dans un instant de touchante sincérité). Je pense avoir aussi révélé à Raul Hilberg (juif américain) et à Robert Jan van Pelt (juif canadien, son successeur en tant qu’historien de « l’Holocauste ») combien ils avaient échoué, chacun de son côté, en leurs offres de preuves. C’est surtout R. J. van Pelt qui, dans le gros livre en question, s’est chargé de me donner la réplique. Son pensum (p. 343-354), qui est pathétique, repose pour l’essentiel sur les écrits de Jean-Claude Pressac, dont van Pelt s’abstient de nous révéler que leur auteur les a reniés le 15 juin 1995 (un mois après une comparution à la XVIIe chambre du Tribunal correctionnel de Paris où Me Eric Delcroix, aidé de mes informations, lui avait infligé une humiliation). J.-C. Pressac est allé jusqu’à admettre que la thèse « pourtant triomphante » de l’histoire officielle de l’extermination des juifs était « pourrie » par trop de mensonges et vouée « aux poubelles de l’histoire » (cité dans mon analyse du 5 mai 2000 intitulée « Valérie Igounet et son Histoire du négationnisme en France »). Mais van Pelt lui-même n’a-t-il pas admis, en décembre 2009, que le camp d’Auschwitz-Birkenau, où des millions de pèlerins se rendent en visites organisées, ne contient pour ainsi dire aucune preuve matérielle (« physical evidence ») de ce que nous « savons » (sic) de « l’Holocauste » (« A case for letting nature take back Auschwitz », Toronto Star, 27 décembre 2009) ? Chez les historiens, le mythe des chambres à gaz nazies est à bout de souffle. Au lieu de chercher à le maintenir en vie de manière artificielle par le tapage, le spectacle, la publicité, la répression, la menace, le chantage, mieux vaudrait tout bonnement l’enterrer comme l’Etat d’Israël s’est finalement décidé à le faire pour le corps-cadavre d’Ariel Sharon.

En conclusion, s’il est un fait sur lequel nous devrions, nous autres révisionnistes, appeler l’attention du profane, ne serait-ce pas cet accord tacite de tous les systèmes judiciaires français ou étrangers pour ne jamais exiger, durant soixante-dix ans, la moindre expertise criminologique de l’arme du crime, c’est-à-dire d’une arme sans précédent qui aurait permis la mise à mort, en proportions industrielles, de millions de victimes ? Sauf en un cas, celui du Struthof-Natzweiler, où, comme par un fait exprès, une telle expertise a débouché sur une conclusion totalement négative : pas de chambre à gaz, pas de gazés.

Au fond, tous les systèmes judiciaires ont pris exemple sur l’instance baptisée Tribunal Militaire International qui, en 1945-1946, s’est arrogé le droit, en tant que cour de « justice » des vainqueurs de la toute récente guerre, de juger ses propres vaincus. Son organisateur, le procureur américain Jackson, l’avait déclaré avec un beau cynisme : « En tant que tribunal militaire, ce tribunal est une continuation de l’effort de guerre des Alliés » (As a military tribunal, this Tribunal is a continuation of the war effort of the Allied nations, IMT, vol. XIX, p. 398 – 26 July 1946). Dans les articles 19 et 21 de son Statut se lisait : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves […]. Il n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis ». Ainsi des allégations avancées sans preuve par la propagande alliée recevaient-elles le blanc-seing d’un tribunal strictement allié – et non pas « international ». Mieux encore, selon la fin de l’article 21, toute une série de rapports rédigés par les vainqueurs sur les crimes par eux imputés au vaincu devaient avoir automatiquement « valeur de preuve authentique » et nul n’était admis à les contester ! Tels furent, pour ce tribunal, les effets de la judicial notice (« notification judiciaire » : pratique consistant à exclure la discussion d’un élément quelconque et à le « tenir pour acquis »). Et quarante-cinq ans plus tard il y aura encore plus odieux dans le domaine du droit : en France, « patrie des droits de l’homme », Laurent Fabius et les siens obtiendront d’une majorité parlementaire socialo-communiste que soit inscrite au Journal officiel de la République française, le 14 juillet 1990, pour le 201e anniversaire de la prise de la Bastille, bastion du régime des privilèges d’un temps, une loi interdisant sous peine de prison et d’amende toute contestation (sous quelque forme que ce soit, y compris par l’ironie, précisera la jurisprudence) de la réalité de ces crimes commis spécialement contre des juifs, une réalité pourtant jamais décrite ni établie par un organisme quelconque de la police technique ou de la police scientifique. On se méfiera ici d’anciennes expertises polonaises attestant de l’existence de traces d’acide cyanhydrique dans des cheveux ou dans des objets métalliques (tous désinfectés) ou d’une expertise bien tardivement entreprise vers 1990 pour essayer de répondre au « Rapport Leuchter » de 1988 ; cette expertise de l’Institut Jan Sehn de Cracovie s’est trouvée embarrassante pour les Polonais et précieuse pour les révisionnistes. Et je ne parlerai pas ici de la saga, à Vienne, de l’expertise Gerhard Jagschitz ou de l’expertise Walter Lüftl ; on se reportera à ces deux noms dans mes Ecrits révisionnistes pour prendre la mesure du comportement de certains magistrats autrichiens qui, saisis d’audace, ont ordonné une expertise, puis, pris de venette, ont finalement capitulé. On se reportera également au nom d’un certain capitaine Fribourg, de l’armée française, et à son « début d’expertise » de la prétendue chambre à gaz de Dachau.

Le mensonge des chambres à gaz nazies passera un jour dans l’histoire pour l’une des plus fabuleuses impostures de tous les temps. Ce mensonge s’est lentement développé, sans complot ni conjuration, et sans que le grand public en prenne conscience. Si les braves gens ont été bernés dans les grandes largeurs, c’est en quelque sorte avec leur assentiment, puis leur collaboration. Ils ont cru, puis ils ont voulu croire, enfin ils ont tenu à faire croire avant d’être légalement obligés à y croire. Tout cela s’est passé comme lorsqu’un gouvernement en place veut lancer un peuple pacifique dans une opération guerrière. Un tel gouvernement n’a alors besoin ni de complot ni de conjuration. Faisant parade de bons sentiments, il lui suffira d’en appeler, grâce à la servilité d’une « presse libre », aux notions de droit, de justice et de vertu précisément parce qu’il s’apprête à violer cyniquement droit, justice et vertu. Le peuple se mettra alors à croire, puis il marchera, enfin il courra. D’une année sur l’autre, il se retrouvera ainsi en guerre, armé de pied en cap. Et, de bon cœur, il se mettra à combattre « la bête immonde » contre qui tous les moyens sont bons, à commencer par le droit au mensonge, à la haine, au pillage, au viol, à la pendaison et, récompense suprême, au droit pour l’ordre établi d’écrire l’histoire comme il l’entend. Spontanément le bon peuple prendra l’habitude de haïr, de mentir, de marcher au pas. Et ceux qui tenteront de le ramener à la raison ne seront plus à ses yeux que de « fortes têtes du mensonge, des gangsters de l’histoire », de diaboliques « nazis » tout simplement. La leçon a été bien apprise. Mais voilà qu’il va falloir désapprendre cette leçon, la revoir, la corriger. Nous sommes à l’aube de l’année 2015. Dressons l’acte de décès du mensonge historique des magiques chambres à gaz nazies. Dans un retour au respect de l’exactitude en matière d’histoire, promettons-nous que cette gigantesque imposture sera « la der des der ». Jusqu’à la prochaine, bien entendu. Car, n’ayons garde de l’oublier, Céline, qui, dès 1950, dénonçait « la magique chambre à gaz » et qui précisait : « C’était tout la chambre à gaz. Ça permettait TOUT ! » ajoutait néanmoins : « Faudra trouver autre chose, oh ! je suis bien tranquille ». Dès 1932, dans Voyage au bout de la nuit, il nous en prévenait : « Le délire de mentir et de croire s’attrape comme la gale ». Fragilité de l’homme ! D’où a bien pu lui venir cette facilité, puis cette ardeur à croire en une arme diabolique qu’on ne lui a pas même donnée à voir ? Pour viser juste, il faut viser bas. Alors, visons bas ! N’allons pas faire appel à la psychologie des foules, à la psychanalyse, à la sociologie ou à toute autre science ! Je me demande si un simple point de vocabulaire (en français avec la curieuse expression de « chambre à gaz », en anglais avec celle de « gas chamber », en allemand avec celle de « Gaskammer » et en d’autres langues encore) n’expliquerait pas l’aisance et l’appétit avec lesquels on a gobé pareil bobard. Il se trouve que l’expression de « chambre à gaz » est calquée sur celle de « chambre à coucher ». Pour nommer l’instrument qui administre la mort, on a choisi une alliance de mots qui implicitement évoquent le repos et le sommeil. Pourquoi, dès lors, se torturer les méninges à se demander comment cet instrument se présentait et comment il fonctionnait ? Une chambre à gaz, dans les esprits des simples, c’est simple : ce doit être comme une chambre à coucher ou une pièce quelconque mais avec du gaz dedans. On y met un homme ; quelque temps plus tard, l’individu est retrouvé mort et il n’y a plus qu’à emporter le cadavre ; quant au gaz, il s’est dissipé. Point n’est besoin d’entreprendre une enquête scientifique : la preuve d’un gazage ne sera plus à rechercher dans une expertise médico-légale puisque les témoignages suffiront. Après tout, pendant la Première guerre mondiale, les Allemands ne s’étaient-ils pas déjà distingués par leur usage du gaz-poison ? L’un des plus rouges mensonges de l’histoire, celui des prétendues chambres à gaz nazies, aura certes pris naissance dans la haine et l’habitude invétérée du mensonge mais il aura prospéré sur la candeur. En toute bonne foi, les braves gens se sont indignés de cette « horreur nazie ». Ce faisant, ils ont prêté la main à une gigantesque calomnie, à un criminel mensonge de proportion mondiale. Sancta simplicitas ! Sacrée ingénuité ! Les historiens commencent à se rebiffer contre ce mélange de mensonge et de candeur tandis que la troisième génération de l’après-guerre manifeste son agacement contre l’endoctrinement. Et puis, Internet est là. Les conditions paraissent réunies pour un réveil des esprits. Les juifs, dans leur ensemble, et les Israéliens auraient été bien inspirés d’écouter le fondateur de Yad Vashem, le professeur Ben Zion Dinur, né Dinaburg. Certains juifs l’ont fait, comme Josef Ginzburg (dit Joseph G. Burg), Gilad Atzmon et Paul Eisen. Ils méritent notre estime. Mais, en cet instant, notre pensée doit d’abord aller à la longue cohorte des révisionnistes humiliés, offensés, bafoués, condamnés aux coups, à la ruine, au suicide, à la prison et, parfois même, au déshonneur. Et, pour commencer, notre pensée se doit d’aller aux premiers d’entre eux : les Français Maurice Bardèche, l’auteur de Nuremberg ou la Terre promise (1948) et Paul Rassinier, l’auteur du Mensonge d’Ulysse (1950).

Conclusion pratique : désormais, à chaque fois que la partie adverse se permettra d’invoquer un témoignage de plus en faveur de la thèse de l’existence des prétendues chambres à gaz nazies, demandons-lui de nous présenter plutôt une expertise (médico-légale) de l’arme du crime des crimes. A chaque fois que, sur place, à Auschwitz-I, à Majdanek, à Mauthausen, au Struthof ou ailleurs, on aura l’aplomb de nous affirmer : « Ce local est (ou bien : a été) une chambre à gaz où les nazis ont tué des juifs », exigeons, au lieu de témoignages, une preuve, une seule preuve (médico-légale ou de police technique et de police scientifique) à l’appui de pareille accusation. Pour finir, à la face des magistrats qui nous jugent lançons la question suivante : « De quel droit peut-on menacer des foudres de la loi un individu qui refuse de croire en l’existence d’une arme prodigieuse qu’en soixante-dix ans on n’a jamais été capable de lui décrire et de lui montrer, fût-ce par un dessin explicatif ? » Aucun droit ne doit permettre de condamner un homme qui a demandé à l’Université française de quelle manière au juste étaient conçus et fonctionnaient de tels abattoirs et auquel trente-quatre membres de cette université ont piteusement répondu par l’ânerie qu’on a lue plus haut : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu ».

Une preuve, enfin, ou … que se taisent les imposteurs !

31 décembre 2014

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Complément n° 1 : Pour terminer, « la question qui tue ! »
Si les crématoires avaient vu leurs inoffensifs dépositoires transformés respectivement ici en déshabilloirs et là en chambres à gaz, à quel endroit aurait-on bien pu, chaque jour, entreposer les cadavres des morts de mort naturelle ? Qu’on me le montre cet endroit, soit sur place, soit sur les plans qu’on cachait et que j’ai personnellement découverts ! Où mettait-on ces cadavres en particulier au moment des épidémies de typhus qui opéraient des ravages chez les détenus, chez les civils polonais ou allemands, chez les militaires allemands, les médecins allemands, dans les installations hospitalières réservées soit aux détenus, soit aux militaires comme, par exemple, le SS Revier, situé à deux pas du crématoire d’Auschwitz-I ? Rappelons que ces dépositoires pouvaient être de trois sortes : 1) pour cadavres non encore mis en bière ; 2) pour cadavres mis en bière ; 3) pour cadavres infectés (avec isolation renforcée de la pièce), ce qui était le cas à Sachsenhausen-Oranienburg. Veut-on nous faire croire que, parce qu’ils étaient munis d’un déshabilloir et d’une chambre à gaz, ces crématoires « nazis » étaient, du coup, dépourvus de tout dépositoire ? Des crématoires sans dépositoires ? On est là dans la fiction !

Complément n° 2 : La prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz-I (« Tout y est faux », a fini par reconnaître Eric Conan).
Ci-dessous la première photo est celle de la porte d’une authentique chambre à gaz pour l’exécution d’une seule personne avec de l’acide cyanhydrique (HCN). Il s’agit d’une chambre à gaz américaine construite selon la technique mise au point dans les années 1930-1940. Je l’avais examinée en septembre 1979 au pénitencier de Baltimore. Pour d’autres photos et pour toutes les explications, on se reportera à http://robertfaurisson.blogspot.fr/1980/02/chambre-gaz-du-penitencier-de-baltimore.html.
Les deux photos suivantes sont celles de l’une des portes d’une prétendue chambre à gaz pour la mise à mort d’une foule de personnes avec le même gaz. Il s’agit de la « chambre à gaz » d’Auschwitz-I (camp principal), visitée par des millions de touristes. La porte s’ouvre vers l’intérieur, ce qui constitue une absurdité puisque, jonchant le sol, les cadavres l’auraient empêché de s’ouvrir. La même porte, fermée, révèle deux autres absurdités puisque le gaz se serait échappé, à la fois par le trou de la serrure et par la vitre facile à briser, atteignant, tout près de là, l’infirmerie SS. En 1995, l’historien orthodoxe Eric Conan m’a donné raison sur l’ensemble impressionnant des « falsifications » que j’avais découvertes en 1975-1976. Bien d’autres ont, par le passé, dénoncé ces falsifications. POURQUOI AUJOURD’HUI PASSE-T-ON SOUS SILENCE CES FALSIFICATIONS ?
Ces trois photos invitent donc à comparer une porte de véritable chambre à gaz d’exécution (située à Baltimore) avec la porte, d’abord ouverte, puis fermée, d’une prétendue chambre à gaz d’exécution (située à Auschwitz-I).
Une porte de véritable chambre à gaz d’exécution est en acier, comme tout le reste de la construction, et la vitre, elle, est en Herculite. Pour éviter que l’acide cyanhydrique ne vienne ronger les joints de la porte et, tôt ou tard, ne se répande au dehors, il faut créer un vide dans la chambre. Mais créer un vide peut provoquer un effondrement général. D’où l’extrême et indispensable robustesse de l’ensemble. Les humanitaires américains qui préconisaient l’exécution par gaz (au lieu de l’exécution, jugée trop cruelle, par fusillade, pendaison ou électricité) s’imaginaient que rien ne serait plus simple que l’emploi du gaz. Il leur a fallu déchanter. Les ingénieurs américains ont eu besoin de sept années (1917-1924) pour mettre au point leur première chambre à gaz homicide. Et la première exécution, en 1924, à Carson City (Nevada), a failli tourner à la catastrophe tant il y avait de gaz létal dans les couloirs du pénitencier après la mort du condamné.
Tout en bas on trouvera une série de douze photos montrant de vraies chambres à gaz d’exécution (aux Etats-Unis) avec leurs portes et, à la fin, quatre photos montrant des portes de fausse chambre à gaz (à Auschwitz).