Friday, April 15, 2016

Ma présence à la journée de Rivarol, le 9 avril 2016


« Le Petit Journal » de Canal + m’a consacré une minute (à partir de 1758 ici). En une minute il m’a cité deux fois mais, à chaque fois, il a tronqué et dénaturé mes propos.
La première fois, on m’entend déclarer abruptement que les Allemands du Troisième Reich ne recherchaient pas « la solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage) ». On attend la suite mais elle ne viendra pas. Je l’avais pourtant donnée. J’avais, en effet, ajouté que, selon l’exacte et complète formulation, les Allemands aspiraient à « une solution finale territoriale de la question juive » (eine territoriale Endlösung der Judenfrage). Voilà qui change la perspective !
La seconde fois, on m’entend dire bizarrement que je n’ai pas vu de chambre à gaz mais … une fumée blanche ! La réalité est la suivante : au début des années 1960, je m’étais rendu au Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) de Paris et j’avais demandé à y voir « une photo de « chambre à gaz [nazie] ». Au bout d’une heure de recherches désespérées dans les livres et documents, ouverts puis refermés, Madame Imbert, archiviste-bibliothécaire, n’avait pu me fournir que trois photos dont aucune ne montrait une telle chambre à gaz mais tout au plus des détenus à casquette, en plein air, près de cadavres gisant à terre, à proximité d’un feu dégageant de la fumée blanche. Au lieu d’une arme nécessairement sophistiquée, de la fumée de broussaille !
En ce 9 avril 2016, à mon arrivée sur le lieu où s’était donné le banquet de Rivarol, j’avais été chaleureusement accueilli par deux cents à trois cents personnes qui me réservaient une ovation debout au cri répété de « Faurisson a raison ! » : surprise ! A la fin de mon exposé, qui n’allait durer qu’un peu plus d’une heure parce qu’il me fallait prendre le train de retour en province, on me gratifiait d’une nouvelle ovation : surprise là encore ! De son côté, Jean-Marie Le Pen s’était préalablement esquivé pour n’avoir pas à me rencontrer.
Tout s’est donc bien passé sauf que je viens d’apprendre qu’avec une extraordinaire célérité, on a décidé de m’attraire en justice pour mon intervention. Une fois de plus depuis 1978-1979. Le 27 juin 1979, dame Baluze-Frachet, présidente, à Lyon, d’un tribunal de simple police, m’avait déjà notifié l’attendu suivant : « Attendu que les chambres à gaz ont existé, et que le simple fait de vouloir insérer dans un quotidien un article dont l’auteur se pose la question de leur existence porte atteinte aux bonnes mœurs » ! Quatre mois plus tôt était parue dans Le Monde du 21 février une étrange déclaration signée de 34 historiens (dont Fernand Braudel). Il s’agissait d’une réponse à ma demande d’une explication technique portant sur la nature et le fonctionnement de l’arme spécifique du crime spécifique de « l’Holocauste » : la magique chambre à gaz. On me rétorquait alors : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu ».
Nous sommes en 2016 et je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma demande. En France, comme à l’étranger, aucune instance judiciaire ne s’est même risquée à ordonner une expertise médico-légale du crime le plus horrible, nous dit-on, de tous les temps : les gazages de masse. Cette expertise nous aurait permis de voir « la scène de crime » et de comprendre le fonctionnement de « l’arme du crime ». Il y avait eu une exception : l’expertise confiée, pour le camp du Struthof, près de Strasbourg, au professeur René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris et toxicologue. C’est le 27 mars 1980 que j’en ai personnellement découvert le résultat, obtenu le 1er décembre 1945. Ledit résultat avait été négatif. Même un Jean-Claude Pressac en conviendra dans l’ouvrage qu’il publiera en 1985 sous le patronage de la Beate Klarsfeld Foundation sous le titre de The Struthof Album ; il écrira : « toxicological testing was negative » (p. 12), « toxicological analyses, which seem to have yielded negative results … » (p. 41) et « the toxicological examination for cyanide did not yield any positive results » (ibid.) ; (« l’évaluation toxicologique avait été négative », « les analyses toxicologiques qui semblent avoir livré des résultats négatifs … », et « l’examen toxicologique pour la recherche de cyanure n’a livré aucuns résultats positifs »).
Sur ce point et sur d’autres concernant la prétendue « chambre à gaz » du Struthof, devenue un monument historique, on consultera le texte que j’ai intitulé « Il est temps d’en finir avec la  “chambre à gaz” du Struthof et ses 86 “gazés” » (30 mai 2013) ; on en lira, tout particulièrement, la section portant sur « Le cas personnel de R. Steegmann ».
En 1945-1946, le véritable organisateur de l’infâme procès de Nuremberg avait été le très cynique procureur américain Robert Jackson pour qui ce procès était et devait être, selon ses propres mots, une « continuation de l’effort de guerre des Nations Unies » contre l’Allemagne vaincue. Pour ma part, à la fin de mon intervention, j’ai déploré qu’au terme d’une nouvelle  guerre de trente ans (1914-1945) les vainqueurs aient cru devoir ajouter jusqu’à ce jour plus de soixante-dix ans d’une sorte de guerre perpétuelle où, comme on le sait, la première victime est inévitablement la vérité. Qui dit guerre dit mensonge et propagande.
Pour commencer par la France, observons le cas de nos jeunes générations, abreuvées d’une propagande holocaustique qui les assomme. Peut-être serait-il temps de leur épargner, à la fin des fins, le constant rappel des « temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entre-déchiraient et, même, s’entretuaient » (Georges Pompidou, déjà en 1972).
15 avril 2016

NB :  Un enregistrement complet de mon intervention se trouve ici.

Friday, April 8, 2016

My thanks to Hadding Scott

Having read the French version of my article of March 8, 2016 about the cat that, in Canada in 1936, allegedly caused the gas chamber in which it was set to be killed to explode, the American Hadding Scott has made a fitting observation, for which I thank him. In an exchange of messages with Jim Rizoli he first points out that the “standard” means for the lethal gassing of domestic animals in North America is carbon monoxide (CO), then adds that he does not see how I could assume that the gassing was done with hydrogen cyanide (HCN). (“Did you point out to Faurisson that the standard gas for gassing animals here is carbon monoxide? I see on his blog that he is assuming that it was HCN that the cat caused to explode. I don’t see how this is a justified assumption.”)

To tell the truth, I wrote that the nature of the gas used “was not specified” and that “it was very likely hydrocyanic acid, or hydrogen cyanide (HCN)”. But Hadding Scott is right: I should have recalled that the gas ordinarily used to destroy dogs and cats was carbon monoxide (CO) while the gas employed to get rid of foxes (in their burrows), mice and rats, as well as lice and other insects along with their eggs and larvae, was HCN (in the form of Zyklon B). Then, on top of that, in the particular case of the cat lucky enough to get out of a bad fix, it was certainly not HCN that was used; in a gas chamber HCN, a good deal more devastating in its potency than CO, would have left the cat no chance to escape as it did.

As I said in the third sentence of my article, I above all wanted to seize the “occasion” that “present[ed] itself to recall the explosive nature of [HCN], sometimes used to kill pests or to execute a condemned man”. I wanted, once again, to insist on what I consider the most overwhelming argument against the lie and the myth of the alleged “Nazi gas chambers”, an argument that can be summarised in the follow words: the “Nazi gas chambers” of Auschwitz and Birkenau were supposed to operate with HCN, the essential component of Zyklon B; however, this gas is highly inflammable, highly explosive and highly dangerous for the personnel and for the surrounding area (I cited, on that account, a French ministerial document from 2011). It would therefore have been sheer madness, for German chemists and builders, to install such chemical slaughterhouses in structures housing crematory ovens (which took hours to heat to 900° C)! In the case of Krema I, the alleged gas chamber and the oven room adjoin one another without even a door between them and, at the moment of the evacuation of the gas, stretches of deadly hydrogen cyanide gas could not have avoided the SS-Revier, that is to say, the infirmary reserved for SS, twenty metres away.

I shall remind my readers that I have never, over the decades, received a reply to this argument, the idea of which came to me in the late 1970s. On March 19, 1976 I discovered the building plans of all the crematoria at Auschwitz and Birkenau, which until then had been kept carefully hidden and which revealed to me the perfectly innocuous nature of the spaces allegedly used, respectively, for the undressing of the alleged victims and for their alleged gassing; actually, those rooms were meant for storing corpses awaiting cremation (sometimes with the distinction between bodies not yet in coffins and bodies placed in coffins). Shortly before, I had discovered the lengthy Nuremberg document NI-9912 describing Zyklon B in the greatest detail and, in particular, the terrible danger of explosion that it posed (“Explosionsgefahr”).
April 8, 2016

Mes remerciements à Hadding Scott

Prenant connaissance de la version française de mon article du 8 mars 2016 sur le chat qui aurait, en 1936 au Canada, fait exploser la chambre à gaz où l’on prétendait le tuer, l’Américain Hadding Scott a fait une juste observation, dont je le remercie. Il nous rappelle d’abord que le moyen « standard » pour le gazage des animaux domestiques en Amérique du Nord est l’oxyde de carbone (CO) ; puis, il ajoute qu’il ne voit pas comment j’ai pu supposer que le gazage se faisait avec de l’acide cyanhydrique (HCN).

A vrai dire, j’avais écrit que la nature du gaz employé « n’était pas spécifiée » et qu’ « il s’agissait fort probablement d’acide cyanhydrique ou cyanure d’hydrogène (HCN) ». Mais Hadding Scott a raison : j’aurais dû rappeler que le gaz habituellement utilisé pour euthanasier les chiens et les chats était l’oxyde de carbone (CO) tandis que le gaz employé pour se débarrasser des renards (dans leurs terriers), des souris et des rats, ainsi que des poux et d’autres insectes avec leurs œufs et larves était le HCN (sous la forme du Zyklon B). Il y a mieux : dans le cas particulier de ce chat assez chanceux pour se tirer d’affaire, ce n’est certainement pas du HCN qui a été employé ; dans une chambre à gaz, le HCN, bien plus foudroyant que le CO, ne lui aurait laissé aucune chance de s’échapper comme il l’a fait.

Ainsi que je le disais dès la troisième phrase de mon article, j’ai surtout voulu saisir « l’occasion » qui « se présent[ait] de rappeler le caractère explosif [du HCN] employé parfois pour tuer des nuisibles ou pour exécuter un condamné à mort ». J’ai voulu, une fois de plus, insister sur ce que je tiens pour l’argument le plus dirimant contre le mensonge et le mythe des prétendues « chambres à gaz nazies ». Cet argument peut se résumer dans les termes suivants : les « chambres à gaz nazies » d’Auschwitz et de Birkenau étaient censées fonctionner au HCN, composant essentiel du Zyklon B ; or, ce gaz est à la fois hautement inflammable, hautement explosif et hautement dangereux pour le personnel et pour les environs (je citais là-dessus un document de l’Institut National de Recherche et de Sécurité français datant de 2011) ; il aurait donc été pure folie, pour des chimistes et des constructeurs allemands, d’aller installer de tels abattoirs chimiques dans des bâtiments contenant des fours crématoires (auxquels il fallait des heures pour être portés à 900 degrés) ! Dans le cas du Krema I, la prétendue chambre à gaz jouxte la salle des fours sans même une porte de séparation et, au moment de l’évacuation du gaz, les nappes du mortel gaz cyanhydrique n’auraient pu, à vingt mètres de là, éviter le SS-Revier, c’est-à-dire, l’infirmerie hospitalière réservée aux SS.


Je rappelle que, depuis des lustres, je n’ai jamais reçu de réponse à cet argument dont l’idée m’est venue à la fin des années 1970. Le 19 mars 1976, j’avais découvert les plans de tous les crématoires d’Auschwitz et de Birkenau, des plans jusqu’alors soigneusement tenus cachés et qui m’ont révélé la nature parfaitement inoffensive des salles prétendument utilisées, les unes pour le déshabillage des prétendues victimes et les autres pour leur prétendu gazage ; en réalité, il s’agissait de pièces destinées à entreposer les cadavres en attente de leur crémation (parfois avec la distinction entre cadavres non encore en cercueil et cadavres mis en cercueil). Peu auparavant, j’avais découvert le long document de Nuremberg NI-9912 décrivant dans le plus grand détail le Zyklon B et, en particulier, son terrible danger d’explosion (« Explosionsgefahr »).

8 avril 2016

Thursday, April 7, 2016

Deux déclarations de Jean-Marie Le Pen, en 2012 et en 2016, sur les chambres à gaz nazies

La plus connue des déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les prétendues chambres à gaz nazies remonte à 1987. On l'entend dire alors 
Je me pose un certain nombre de questions [à leur sujet]. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question ; mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
(http://www.dailymotion.com/video/xxiot_jean-marie-le-pen-point-de-detail-1_news)
Il semble qu'il entendait par là que ce moyen de tuer n'était, dans toute l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, qu'un moyen de tuer parmi tant d'autres. Il ne parlait vraisemblablement pas d'un crime mais de l'arme ou du moyen utilisé pour perpétrer ce crime. Mais les journalistes, lui coupant la parole et lui enlevant toute possibilité d'explication, ont littéralement fondu sur leur proie, s'indignant bruyamment de ce qu'ils venaient d'entendre et croyant ou affectant de croire que J.-M. Le Pen avait traité de « point de détail »... le meurtre de six millions de juifs. De son côté, il allait, à son tour, manifester son indignation et, coupant court, leur lancer
Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, [que] c'est une obligation morale ? Il y a des historiens qui débattent de cette question. 
Curieusement, le 2 ou le 3 octobre 2012, lors d'un entretien avec Andréa Bambino de l'AFP, il se fendra d'une toute autre déclaration, particulièrement intéressante mais qui est passée quasiment inaperçue :
Les chambres à gaz ont une importance fondatrice dans la politique française, colossale  incontournable.  (http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20121005.AFP1147/jean-marie-le-pen-en-refusant-l-alliance-avec-le-fn-la-droite-a-ete-suicidaire.html)
Le 7 avril 2016, à la suite de deux condamnations judiciaires, l'une pour l'usage, une fois de plus, de l'expression de « point de détail » et l'autre pour des propos moqueurs sur les Roms, il vient de déclarer : 
Ces réactions sont disproportionnées. Il y a un mystère autour des chambres à gaz, c'est ça ? Je ne vais quand même pas aller à Auschwitz demander pardon ! (http://www.egaliteetreconciliation.fr/Deux-condamnations-pour-Jean-Marie-Le-Pen-38725.html)
Quelles peuvent bien être, à cette heure, les convictions profondes de J.-M. Le Pen sur ces « chambres à gaz » qui, dans la politique française, ont, d'après ses propres mots, une importance non seulement « fondatrice » mais aussi « colossale » et « incontournable » ? Que pense-t-il au juste du « mystère » (sic) qui entoure ces chambres à gaz ? Et, si l'on voulait qu'il demande pardon et aille à Auschwitz comme on va à Canossa, que serait-il capable, à bout de patience, de faire et de dire ?       
7 avril 2016